7 sep. 2012

Lire les sciences sociales - Vendredi 28 septembre 2012


 

LIRE LES SCIENCES SOCIALES

Vendredi 28 septembre 2012
10 h 00 - 12 h 30

CNRS/site Pouchet (salle 159), 59-61, rue Pouchet, 75017 Paris
Métro ligne 13 (Guy Moquet/Brochant), Bus 66 (La Jonquière)


 Les inégalités scolaires 

Présentation et discussion des ouvrages :
 
Wilfried Lignier : La petite noblesse de l’intelligence. Une sociologie des enfants surdoués, La Découverte, 2012.
 
"Ce livre s’attache à dissiper le halo de mystère qui entoure la figure de l’enfant « surdoué ». D’où vient-elle ? Comment est-elle devenue, en France, sous le nom de « précocité intellectuelle », une question éducative sérieuse et officielle ? Dans quelle mesure les psychologues reconnaissent-ils cette notion ? Et surtout : qui sont, qu’attendent et que font les parents qui ont aujourd’hui recours au quotient intellectuel (QI) pour attester la grande intelligence de leur(s) enfant(s) ?À partir d’une enquête menée notamment auprès de parents, de psychologues et de militants associatifs, ce livre relie l’affirmation de cette petite noblesse de l’intelligence que constituent les enfants surdoués à un double contexte : le développement de pratiques psychologiques privées et l’augmentation de la concurrence au sein de l’école massifiée.De façon exemplaire, le cas des surdoués montre comment la psychologie clinique peut fonctionner comme une source légitime de singularisation des enfants dans les secteurs les plus indifférenciés de l’école (de la maternelle au début du collège). Cette singularisation a certes une fonction de réassurance pour des familles qui, bien que plutôt avantagées socialement, sont sujettes à de vives incertitudes éducatives. Mais on ne saurait ignorer les conséquences concrètes qu’a aussi l’anoblissement psychologique : l’institution scolaire se voit pressée d’accorder aux intelligences qui la dépassent les petits privilèges qui leurs sont dus".

Jean-Yves Rochex et Jacques Crinon (dir.), La construction des inégalités scolaires. Au cœur des pratiques et des dispositifs d’enseignement,
Presses universitaires de Rennes, 2011.

"Cet ouvrage est issu des travaux du réseau RESEIDA, qui vise à mieux décrire et analyser les processus de production des inégalités scolaires en matière d’apprentissage et d’accès au savoir et à la culture écrite. Croisant les regards et les questionnements didactiques et sociologiques, pénétrant au cœur des pratiques et des dispositifs d’enseignement, ses auteurs montrent en quoi la production des inégalités s’alimente à plusieurs sources : les situations et processus dans lesquels sont présupposés chez tous les élèves des dispositions et modes de faire que seuls les élèves familiers de l’univers scolaire sont à même de mettre en œuvre ; mais aussi des modes d’aide et d’adaptation aux caractéristiques (réelles ou supposées) des élèves qui, loin de contribuer à réduire les difficultés et inégalités scolaires, peuvent au contraire les entériner et les renforcer. Les modalités de "cadrage" s’avèrent particulièrement pénalisantes pour les élèves de milieux populaires. Les processus de production des inégalités scolaires apparaissent dès lors tissés de logiques hétérogènes tenant aux enjeux de savoir, aux usages du langage, à l’élaboration et au choix des tâches et supports de travail et aux conceptions que les enseignants se font de ce qu’il est possible et souhaitable d’enseigner à leurs élèves. La récurrence des observations et la convergence des analyses opérées dans des classes et des contextes socio-géographiques différents conduisent à aller au-delà de l’analyse de pratiques enseignantes, pour interroger tes évolutions actuelles de ta forme scolaire. Ces évolutions semblent épouser, voire renforcer, le caractère implicite et socialement inégalitaire du fonctionnement de l’institution scolaire". 
 
En présence de Wilfried Lignier et Jean-Yves Rochex

Présentation par Stanislas Morel


 
 
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